Multilatéralisme en recul, frappes armées, désinformation sanitaire et vivant intoxiqué au menu de la semaine
Multilatéralisme sabordé : le climat sans les États-Unis ?
Donald Trump a ordonné le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, frappant de plein fouet l’architecture climatique mondiale. Sont visées la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui structure les négociations internationales depuis plus de trente ans, ainsi que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), référence scientifique mondiale. Vert décrit un geste inédit par son ampleur, justifié au nom d’une croisade idéologique contre l’égalité de genre et la science du climat. En toile de fond, une bataille juridique s’esquisse sur la légalité d’une sortie unilatérale d’un traité ratifié. Plus qu’un retrait, c’est un abandon assumé de la gouvernance collective du climat qui se joue ici.
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Monnaie et climat : la BCE face à l’urgence
Face aux besoins colossaux de financement de la transition écologique, Alternatives économiques interroge le rôle encore marginal de la politique monétaire. L’article détaille comment la Banque centrale européenne pourrait réorienter les flux financiers vers des activités bas carbone, en jouant sur ses outils habituels, du refinancement des banques à la gestion des collatéraux. Pour l’heure, l’institution se contente surtout d’évaluer les risques climatiques pour la stabilité financière, sans agir directement sur l’allocation du crédit. Ce choix tient moins à des limites techniques qu’à des verrous politiques et doctrinaux, liés à une interprétation restrictive de son mandat. Un rappel que la transition se heurte autant à des cadres institutionnels figés qu’au manque de capitaux.
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Épizootie et intox : la parole vétérinaire contestée
La dermatose nodulaire contagieuse, apparue en France en 2025, a été rapidement contenue par des mesures sanitaires strictes. Mais The Conversation montre comment la crise s’est déplacée vers un autre front, celui de la désinformation. Fausses expertises, rumeurs et récits complotistes ont prospéré, jusqu’à viser directement les vétérinaires, désormais insultés et menacés. Derrière la contestation de l’abattage et de la vaccination, c’est la légitimité de la décision publique fondée sur la science qui vacille. Une séquence révélatrice d’une défiance qui complique la gestion des crises sanitaires.
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Pesticides : un médecin sommé de se taire
À Angoulême, le généraliste Louis-Adrien Delarue voit défiler des cancers de plus en plus précoces et refuse de détourner le regard. Reporterre dresse le portrait d’un médecin qui relie les souffrances individuelles aux choix politiques, quitte à s’exposer. Son engagement contre les pesticides et les conflits d’intérêts lui vaut aujourd’hui une plainte déposée par une députée d’extrême droite, perçue comme une tentative de bâillonner le débat. L’affaire dépasse son cas personnel et interroge la place laissée à la critique sanitaire d’un modèle agricole dominant.
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Océans empoisonnés : quand la pollution atteint le cerveau
Des études relayées par La Relève et la Peste établissent un lien direct entre pollution et lésions neurologiques chez des dauphins et des oiseaux marins. Chez les premiers, l’exposition chronique aux toxines issues de proliférations d’algues favorisées par le réchauffement et les rejets agricoles provoque des troubles comparables à Alzheimer. Chez les seconds, l’ingestion massive de plastique altère gravement le développement cérébral. Ces espèces jouent le rôle de sentinelles biologiques, révélant les dégâts invisibles d’un environnement saturé de polluants. Une alerte sur le coût vivant d’un modèle toujours plus toxique.
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