Qui sommes-nous ?

Le Nouveau Paradigme est né d’une envie : regarder l’actualité autrement et questionner ce que l’on nous présente trop souvent comme allant de soi.

Nous sommes deux à avoir fondé Le Nouveau Paradigme : Olivier Poisson et Marion Courtassol. Journalistes depuis de nombreuses années, nous avons longtemps travaillé dans les médias traditionnels. Avec le temps, nous avons ressenti le besoin de sortir d’un cadre devenu à nos yeux trop étroit, de prendre davantage de recul et, surtout, de pouvoir interroger librement certaines idées qui semblent s’être imposées dans le débat public.

Il n’est presque plus un jour sans que reviennent la « dette qui nous oblige », les services publics qui coûteraient trop cher, les dépenses de santé qu’il faudrait contenir, les fonctionnaires trop nombreux ou la compétitivité qu’il faudrait restaurer. Comme si les choix qui en découlaient relevaient moins du débat politique que de nécessités économiques auxquelles il faudrait simplement se soumettre.

Pourtant, ce n’est pas l’économie que nous remettons en cause, mais l’idée qu’il n’existerait qu’une seule manière de la penser.

Le sociologue Pierre Bourdieu parlait de « doxa » pour désigner ces représentations tellement installées qu’elles finissent par apparaître naturelles et ne sont même plus discutées. C’est précisément cet « allant de soi » que Le Nouveau Paradigme veut interroger.

Un média engagé, mais attaché aux faits

Le Nouveau Paradigme assume donc une ligne éditoriale. Nous pensons qu’une économie est un moyen au service d’une société, et non une fin en soi. Nous pensons aussi que les enjeux sociaux et environnementaux ne peuvent être systématiquement relégués derrière les impératifs de croissance, de compétitivité ou de rentabilité.

Cela ne signifie pas que nous cherchons dans les faits la confirmation de ce que nous pensons déjà. C’est même tout l’enjeu de notre métier de journalistes.

Nos articles s’appuient autant que possible sur des études, des données publiques, des travaux scientifiques et des sources que nous mettons à la disposition de nos lecteurs. Nous essayons de comprendre, de confronter et de vulgariser. Et lorsqu’il existe des alternatives aux politiques ou aux modèles que nous connaissons, nous voulons pouvoir les examiner sérieusement plutôt que les écarter d’emblée parce qu’elles seraient jugées irréalistes, utopiques ou incompatibles avec les règles du marché.

Notre ambition n’est donc pas de dire à nos lecteurs ce qu’ils doivent penser. Elle est de leur apporter des faits, du contexte et d’autres façons d’envisager les problèmes afin qu’ils puissent se faire leur propre opinion.

Un média indépendant… et encore fragile

Cette liberté éditoriale passe aussi par notre modèle économique. Dès sa création, Le Nouveau Paradigme a fait deux choix : ne pas accueillir d’actionnaire extérieur et ne pas recourir à la publicité.

Nous souhaitons également que l’ensemble de nos articles reste accessible gratuitement. L’information ne devrait pas, selon nous, être réservée à ceux qui ont les moyens de multiplier les abonnements.

Cette indépendance a évidemment un prix. Aujourd’hui, LNP n’est pas rentable et le travail que nous y consacrons est bénévole. Depuis son lancement, notre campagne de financement participatif et les dons de nos lecteurs ont permis de réunir un peu plus de 4 000 euros. Cette somme nous permet notamment de financer l’hébergement du site, les logiciels et les différents outils indispensables au fonctionnement du média. Nous avons également la chance de pouvoir compter ponctuellement sur des amis journalistes qui croient au projet et nous apportent leur aide.

En 2026, Le Nouveau Paradigme a obtenu une bourse d’émergence de 12 000 euros du ministère de la Culture. Cette aide constitue évidemment un soutien financier précieux, mais aussi une reconnaissance du sérieux du projet.

LNP est par ailleurs reconnu comme service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP). Cette reconnaissance nous permet notamment de bénéficier du dispositif de soutien aux dons à la presse : les dons réalisés par l’intermédiaire de J’aime l’info peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt de 66 % de leur montant, dans les conditions prévues par la législation fiscale.

La bourse d’émergence nous permet aujourd’hui d’investir dans le développement du média, notamment pour mieux faire connaître nos articles et élargir progressivement notre communauté de lecteurs et d’abonnés à la newsletter.

Et demain ?

Notre ambition est simple à formuler, même si elle est beaucoup plus difficile à réaliser : faire vivre un média indépendant grâce à ses lecteurs plutôt que grâce aux annonceurs ou à des actionnaires.

Le bénévolat nous permet aujourd’hui de construire LNP, mais nous savons qu’il ne peut constituer durablement un modèle économique. Notre pari est donc de faire grandir progressivement une communauté suffisamment importante pour permettre, à terme, de rémunérer le travail journalistique sans renoncer à ce qui constitue notre identité : des articles accessibles à tous, l’absence de publicité et notre indépendance éditoriale.

Nous aimerions également que Le Nouveau Paradigme devienne progressivement un lieu où puissent s’exprimer celles et ceux qui réfléchissent à d’autres manières d’organiser notre société : chercheurs, universitaires, scientifiques et spécialistes capables d’apporter leurs connaissances au débat public et de les rendre accessibles au plus grand nombre.

Car le nom de notre média n’a pas été choisi au hasard. Changer de paradigme ne signifie pas prétendre détenir un modèle de remplacement tout fait. Cela commence par accepter de questionner celui qui nous est présenté comme le seul possible, puis par regarder sérieusement ce que pourraient être les autres voies.

Le Nouveau Paradigme est encore un petit média. Mais c’est précisément maintenant que nous voulons construire les bases qui lui permettront de grandir sans perdre son indépendance.

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