Écofascisme, masculinisme, dérives autoritaires, consommation jetable et conquête spatiale au programme de la semaine
Écofascisme : la violence comme projet politique
Aux États-Unis, la politique menée par Donald Trump prend une tournure que Reporterre qualifie d’écofasciste. La gestion des ressources devient un argument pour justifier une violence accrue contre les populations les plus vulnérables. Dans certains quartiers, répression et exclusion s’installent comme des outils assumés du pouvoir. L’écologie, ici, ne protège pas : elle sert à trier. Ce glissement idéologique dessine une forme de pouvoir où crise environnementale et autoritarisme avancent ensemble.
Masculinisme : une fabrique du ressentiment
Le masculinisme ne se limite plus à des espaces marginaux. Il structure désormais des communautés où le ressentiment devient un point d’entrée vers des idées plus larges. The Conversation montre comment ces discours s’articulent avec des courants conservateurs et réactionnaires. À travers une rhétorique de déclassement, ils participent à une remise en cause des acquis féministes. Le phénomène dépasse les questions de genre : il s’inscrit dans une recomposition politique plus globale.
Hongrie : la presse sous pression continue
En Hongrie, certains médias n’attendent plus de voir. Ils se préparent déjà à partir en cas de nouvelle victoire de Viktor Orbán, raconte Basta!. Le climat s’est progressivement durci, entre pressions économiques et verrouillage politique. L’information indépendante recule, sans rupture spectaculaire mais par une érosion constante. Ce qui se joue là-bas n’est pas isolé. C’est une autre manière d’affaiblir la démocratie, plus diffuse, mais tout aussi efficace.
Meubles jetables : la nouvelle vague du low cost
Après la fast fashion, place au mobilier jetable. Vert décrypte l’essor du « ultra fast furniture », porté par des plateformes comme AliExpress ou Temu. Des produits bon marché, peu durables, souvent mal contrôlés. Derrière ces prix, une chaîne de production aux conséquences environnementales et sanitaires lourdes. La filière française, elle, encaisse le choc. Cette logique industrielle étend encore un peu plus la culture du jetable à nos modes de vie.
La Lune : une nouvelle ruée sans règles
La conquête spatiale reprend, et avec elle une question que l’on croyait réglée : à qui appartient la Lune ? La Relève et La Peste alerte sur une course déjà engagée pour exploiter ses ressources. États et entreprises avancent dans un flou juridique persistant. Le risque n’est plus théorique : c’est celui de voir se reproduire, ailleurs, les logiques d’appropriation déjà à l’œuvre sur Terre. L’espace devient un nouveau terrain de compétition, sans cadre réellement contraignant.
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