Les (excellentes) résolutions de la rédaction de LNP pour 2026
1. Continuer à lire les rapports que personne ne lit.
Et en tirer des articles que tout le monde devrait lire, mais que certains responsables politiques feront semblant de découvrir six mois plus tard.
2. Employer le mot “réforme” uniquement lorsqu’il ne signifie pas “régression”.
Autant dire : rarement. Très rarement.
3. Ne pas confondre “pragmatisme” et “renoncement”.
Ni “responsabilité budgétaire” et “austérité pour les mêmes”.
4. Vérifier nos sources. Encore. Et encore.
Même quand elles viennent d’un communiqué ministériel “très clair”, “chiffré” et “pédagogique”.
5. Assumer de ne pas être “au centre du jeu médiatique”.
Et considérer que regarder le monde depuis la touche permet parfois de mieux voir le terrain que depuis la tribune officielle.
6. Prendre le temps long, même quand l’actualité hurle.
Parce que comprendre vaut mieux que commenter à chaud, et que la précipitation est rarement une vertu journalistique.
7. Rappeler que la dépense publique n’est pas un péché capital.
Et que l’orthodoxie budgétaire n’est pas une loi de la nature mais un choix politique.
8. Traiter l’écologie autrement qu’en fin d’article, entre deux alinéas.
Parce que la planète n’est pas une variable d’ajustement, ni un supplément d’âme.
9. Continuer à croire que nos lecteurs sont intelligents.
Et leur parler comme tels, sans simplifier à l’excès ni infantiliser à la louche.
10. Résister à la tentation du titre putaclic.
Même quand l’algorithme insiste lourdement. Très lourdement.
11. Se méfier des “évidences”, surtout quand elles viennent d’en haut.
Et rappeler que ce qui est présenté comme inévitable est souvent très confortable pour quelques-uns.
12. Garder le sens de l’ironie.
Parce qu’à défaut de rire, il ne resterait parfois que la colère. Et que l’ironie est une forme de lucidité.
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