Chine, intelligence artificielle, temps de travail, bataille climatique et désir d’enfant… au menu de la revue de presse
La Chine bouscule le récit occidental du progrès

Après avoir rattrapé en quelques décennies une grande partie de son retard industriel, la Chine ambitionne désormais d’articuler puissance économique, planification et « civilisation écologique ». Dans Le Vent Se Lève, le journaliste allemandFabian Scheidlersouligne le rôle déterminant d’un État qui a conservé le contrôle de secteurs stratégiques, tout en rappelant les lourdes contreparties du modèle : pression sociale, inégalités, longues journées de travail et restrictions des libertés. Une lecture qui invite surtout à sortir de l’opposition simpliste entre « démocratie occidentale » et « autoritarisme chinois » pour interroger les capacités respectives des systèmes politiques à planifier la transition écologique et à reprendre la main sur le capital.
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IA : quand l’automatisation fragilise aussi le financement du modèle social
L’intelligence artificielle ne menace pas seulement certains emplois : en déplaçant la création de valeur du travail vers le capital et les technologies, elle pourrait aussi éroder les recettes fiscales et sociales historiquement assises sur l’emploi. Dans Alternatives Économiques, l’économiste Axelle Arquié analyse ainsi un double choc, sur le marché du travail et sur les ressources publiques, qui oblige à poser la question de la redistribution des gains de productivité. Derrière la révolution technologique se dessine donc un choix profondément politique : laisser ses bénéfices se concentrer chez les détenteurs du capital ou inventer de nouveaux mécanismes de financement et de partage de la richesse.
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Quatre jours de travail : produire autant en travaillant moins
Quinze entreprises australiennes ont expérimenté la semaine de quatre jours selon le principe « 100:80:100 » : 100 % du salaire, 80 % du temps de travail et 100 % de la production attendue. L’étude présentée par The Conversation montre que quatorze entreprises ont poursuivi l’expérience et qu’aucune n’a constaté de recul de productivité, tandis que six déclarent même une amélioration. Plus encore que la performance économique, la lutte contre le burn-out apparaît comme un moteur du changement, faisant de la réduction du temps de travail une piste concrète pour transformer la manière dont les gains de productivité, notamment ceux liés à l’IA, pourraient être redistribués.
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Quand les catastrophes climatiques deviennent des armes politiques
Canicules, incendies et inondations ne conduisent pas mécaniquement à davantage de soutien aux politiques écologiques : ils deviennent aussi des terrains de bataille idéologique. Dans Reporterre, Juliette Quénéa, Laura Chazel et Vincent Dain montrent comment les extrêmes droites française, espagnole et américaine déplacent la responsabilité vers les écologistes et les réglementations environnementales, tout en privilégiant des réponses technologiques ou de grands travaux. Cette inversion du blâme permet de reconnaître partiellement les catastrophes tout en évitant d’interroger leurs causes structurelles et sert plus largement un agenda de dérégulation écologique.
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Le dérèglement climatique pèse aussi sur le désir d’enfant
Après quatre épisodes caniculaires successifs, l’été 2026 a transformé pour certains Français une inquiétude abstraite en expérience physique du changement climatique, au point de remettre en cause leurs projets de parentalité. À travers plusieurs témoignages, Zoé Moreau pour Vertmontre comment la peur des pénuries, des chaleurs extrêmes et de l’inaction politique conduit certaines personnes à renoncer à avoir un enfant ou à agrandir leur famille. Au-delà de choix intimes, ces récits révèlent une crise de confiance dans l’avenir : lorsque les conditions écologiques et sociales deviennent suffisamment incertaines pour peser sur la transmission entre générations, la question climatique devient aussi démographique et démocratique.
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