Autoritarisme, droit du travail, Big Tech, agriculture et environnement au menu de cette semaine
Quand l’autoritarisme devient un modèle
La démocratie ne recule plus seulement sous les coups d’États ou les dictatures traditionnelles. Comme l’explique The Conversation, les régimes autoritaires s’imposent désormais comme un modèle politique et économique concurrent des démocraties libérales, dans un contexte où 74 % de la population mondiale vit sous un régime autoritaire. Une évolution qui interroge autant les fragilités des démocraties que leur capacité à répondre aux crises sociales et économiques.
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Le colonialisme passe aussi par les pesticides
Pourquoi l’Europe interdit-elle certains pesticides sur son territoire tout en continuant d’en exporter les substances actives vers les pays du Sud ? Dans un entretien accordé à Reporterre, la géographe Larissa Mies Bombardi décrit un véritable « colonialisme chimique », où les populations les plus vulnérables supportent les risques sanitaires et environnementaux que les pays riches refusent pour eux-mêmes. Une analyse qui relie commerce international, héritage colonial et inégalités environnementales.
La viande, un coût caché pour la planète
Le débat sur l’impact environnemental de l’intelligence artificielle occulte parfois d’autres secteurs beaucoup plus gourmands en ressources. La Relève et la Peste, sous la plume d’Axel Guerillot, rappelle que l’élevage industriel consomme aujourd’hui 228 fois plus d’eau que les projections les plus élevées pour l’IA à l’horizon 2028. Une comparaison qui invite à repenser nos priorités lorsqu’il s’agit de préserver une ressource devenue critique.
Face aux Big Tech, reconstruire des communs numériques
Faut-il seulement mieux réguler les géants du numérique ou imaginer d’autres modèles ? DansBasta!, le sociologue Sébastien Broca défend une stratégie mêlant démantèlement des monopoles, logiciels libres, réseaux décentralisés et « communs numériques ». Une réflexion qui montre que la souveraineté numérique ne dépend pas uniquement des États mais aussi de nouvelles formes de propriété collective des infrastructures numériques.
Le Code du travail vidé de sa substance
Le droit du travail français est souvent présenté comme trop complexe et trop protecteur. Le Vent Se Lève, sous la plume de Camille Pereira, défend l’analyse inverse : les réformes successives ont surtout multiplié les dérogations, affaibli les représentants des salariés et rendu les recours plus difficiles. Résultat, derrière un Code toujours aussi épais, les protections effectives des travailleurs se sont progressivement érodées.
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