
Le bien commun, horizon de l’après-libéralisme
Le concept de bien commun revient au centre du débat politique après avoir longtemps été éclipsé par la primauté accordée aux droits individuels et au marché. Dans The Conversation, le chercheur Lino Castex retrace les origines théologiques et politiques de cette notion et interroge son potentiel « post-libéral » : non pas abolir les libertés, mais réinscrire leur exercice dans des finalités collectives. Ce retour révèle la recherche d’un cadre capable de répondre à l’impuissance des institutions face aux crises sociales et écologiques, tout en posant une question décisive : qui définit le bien commun et par quels mécanismes démocratiques ?
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Sortir de la dépendance aux Big Tech
La souveraineté numérique française reste largement théorique tant les infrastructures profondes de l’État dépendent de Microsoft, Oracle, VMware et d’autres groupes soumis au droit américain. DansSynth, Eitanite Bellaïche présente les propositions d’une commission d’enquête parlementaire : généralisation de l’open source, protection des entreprises stratégiques et limitation de certains data centers extra-européens. Derrière les 1,5 milliard d’euros dépensés chaque année par les administrations auprès des géants technologiques se joue une dépendance politique majeure, susceptible d’exposer les services publics à l’accès forcé aux données ou à l’interruption de services essentiels.
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Quand l’extrême droite conquiert le langage
La progression de l’extrême droite commence moins dans les urnes que dans la banalisation de mots, d’images et de récits autrefois jugés inacceptables. Interrogé par Gilles Gressani dansLe Grand Continent,l’historien Steven Forti décrit une stratégie de conquête culturelle qui transforme progressivement des notions extrêmes en évidences, puis parfois en normes juridiques. Des réseaux sociaux aux discours sur « l’ordre naturel » ou la « liberté d’expression », cette bataille lexicale exploite les crises matérielles pour imposer une lecture autoritaire du monde, fondée sur la séparation entre un « nous » légitime et des groupes désignés comme menaçants.
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730 000 signatures écartées du débat
Malgré plus de 730 000 signatures, la commission des lois de l’Assemblée nationale a refusé de soumettre au débat public la pétition contestant la présomption de légitime défense accordée aux forces de l’ordre. Basta!, sous la plume d’Ivan du Roy, montre comment le RN, la droite et les groupes macronistes ont fait bloc pour classer cette mobilisation citoyenne, après avoir soutenu le texte à l’Assemblée. Au-delà du contenu de la loi, vivement critiquée par les organisations de défense des droits humains, cette décision illustre les limites d’un dispositif participatif dont les institutions peuvent neutraliser les effets dès qu’il menace une majorité politique.
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Détruire la faune malgré la science
Le gouvernement envisage de maintenir neuf espèces sur la liste des animaux susceptibles d’occasionner des dégâts, autorisant ainsi l’abattage d’au moins 1,7 million d’individus chaque année. Dans La Relève et La Peste, Eloi Boye souligne que cette politique perdure malgré l’absence de bénéfices démontrés par le Muséum national d’Histoire naturelle et malgré les recommandations en faveur d’interventions ciblées. L’opposition entre destruction systématique et prévention révèle le poids des intérêts cynégétiques dans la définition de l’action publique, au détriment d’approches territoriales fondées sur les données scientifiques et la coexistence avec le vivant.
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