Repéré pour vous

La revue de presse de la semaine
Repéré pour vous

L’ONU misogyne, nouvel équilibre mondial, trafic animalier, exil climatique et biodiversité… au menu de la revue de presse

L’ONU face à son plafond de verre

Depuis sa création, l’ONU n’a jamais été dirigée par une femme : à l’approche de la succession d’António Guterres, cette anomalie devient un enjeu politique à part entière. The Conversation examine les résistances institutionnelles et diplomatiques qui ont jusqu’ici maintenu les femmes à distance du poste de secrétaire générale. Au-delà du symbole, cette nomination questionne la capacité d’une organisation fondée sur l’universalisme et l’égalité à transformer ses propres structures de pouvoir. 
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Iran : l’hégémonie américaine à l’épreuve

La confrontation avec l’Iran devait réaffirmer la puissance de Washington ; elle pourrait au contraire accélérer la recomposition des rapports de force internationaux. Le Vent Se Lève analyse le fiasco américain comme le révélateur d’une hégémonie fragilisée, dans un monde où les puissances régionales disposent de davantage de marges de manœuvre et où l’ordre unipolaire s’effrite. Le conflit dépasse ainsi le seul Moyen-Orient : il donne à voir les limites croissantes de la coercition militaire comme instrument de domination géopolitique. 
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Le serval, nouvelle victime de l’économie de l’attention

Avec son allure spectaculaire, le serval est devenu une vedette des réseaux sociaux et, dans son sillage, l’objet d’un trafic illégal nourri par la mode des animaux sauvages domestiqués. Reporterremet en lumière une économie où la recherche de visibilité transforme le vivant en produit désirable, au mépris du bien-être animal et de la réglementation. Derrière l’engouement numérique apparaît ainsi une mécanique plus large : celle de plateformes capables de stimuler des marchés clandestins en banalisant la possession d’espèces sauvages. 
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Quand la canicule pousse à déménager

Après un été marqué par des températures extrêmes, certains habitants ne considèrent plus leur logement comme un refuge et envisagent désormais de partir vers des territoires jugés plus vivables. Vert, sous la plume de Zoé Moreau, raconte cette bascule intime tout en révélant une profonde inégalité sociale : face aux « logements bouilloires », tout le monde n’a ni les ressources ni la mobilité nécessaires pour fuir. Ces départs esquissent une nouvelle géographie climatique où logement, aménagement du territoire et justice sociale deviennent indissociables de l’adaptation au réchauffement. 
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Laisser pousser l’herbe, un geste politique d’adaptation

Alors que sécheresses et canicules épuisent les sols français, continuer à tondre systématiquement les pelouses relève d’une conception de la « propreté » de plus en plus incompatible avec les réalités écologiques. La Relève et La Peste, dans un article de Laurie Debove, rappelle que les herbes hautes rafraîchissent et protègent les sols, retiennent davantage l’eau et offrent des refuges indispensables aux pollinisateurs et à la petite faune. Changer nos paysages suppose donc aussi de changer notre imaginaire collectif : une nature moins contrôlée et moins uniforme peut devenir un outil très concret d’adaptation aux dérèglements climatiques. 
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