Canicule : il faut repenser notre manière de travailler
Un décret de 2025 reconnaît enfin la chaleur comme un risque professionnel. Mais l’essentiel reste à faire : adapter les horaires, les cadences, les appels d’offres et les objectifs de production à un climat qui ne permet plus de travailler comme hier.
Sur les chantiers, dans les cuisines, les entrepôts, les Ehpad ou les champs, la chaleur n’est plus un simple inconfort estival. Elle ralentit les gestes, épuise les corps, augmente les risques d’accident et oblige déjà des milliers de salariés à arbitrer entre leur santé et leur journée de travail. C’est dans ce contexte que le ministre du travail Jean-Pierre Farandou a résumé la doctrine gouvernementale d’une formule appelée à marquer le débat : « On ne peut pas mettre la France à l’arrêt à partir de 30 degrés » (1).
Le ministre se veut pragmatique. Il montre surtout le degré de déconnexion du moment : comme si l’arrêt venait d’abord d’une revendication sociale et non du climat lui-même. Comme si la question était de préserver l’activité à tout prix, plutôt que d’admettre que les bases physiques de notre organisation du travail sont en train de changer. Car la canicule ne pose pas seulement un problème de gourdes, de pauses ou de ventilateurs. Elle oblige à repenser notre rapport collectif à la productivité.
Le travail rattrapé par le climat
Depuis des décennies, l’économie française fonctionne sur une hypothèse silencieuse : le climat resterait suffisamment stable pour que l’organisation productive puisse l’ignorer. Les chantiers sont planifiés, les tournées calculées, les services maintenus, les objectifs fixés et les appels d’offres remportés comme si la météo n’était qu’un aléa secondaire. Le changement climatique fait voler en éclats cette fiction. Quand les vagues de chaleur deviennent plus longues, plus fréquentes et plus intenses, elles ne perturbent plus seulement le travail : elles en redéfinissent les conditions mêmes.
Le sujet est profondément social. Tous les salariés ne sont pas exposés de la même manière. Les cadres peuvent reporter une réunion, télétravailler ou s’abriter dans un bureau climatisé. Les ouvriers du bâtiment, les agents de nettoyage, les livreurs, les aides à domicile, les cuisiniers, les ouvriers agricoles ou les agents de collecte disposent de marges bien plus faibles. La chaleur révèle ainsi une hiérarchie matérielle du travail que les discours managériaux préfèrent souvent gommer : certains métiers peuvent se protéger, d’autres subissent.
C’est pourquoi le débat ne peut pas être réduit à une opposition caricaturale entre « travailler » et « s’arrêter ». Personne ne propose sérieusement de suspendre toute activité nationale dès que le thermomètre dépasse 30 degrés. En revanche, il devient indispensable de reconnaître que certaines tâches ne peuvent plus être accomplies aux mêmes heures, dans les mêmes délais, avec les mêmes effectifs et les mêmes exigences de rendement. Dans un monde plus chaud, travailler autrement ne relève plus du confort. C’est une condition de santé publique.
Un décret nécessaire, mais encore trop timide
Le décret du 27 mai 2025, entré en application le 1er juillet suivant, constitue une avancée réelle. Il oblige les employeurs à intégrer les épisodes de chaleur intense dans l’évaluation des risques professionnels, en intérieur comme en extérieur. Il prévoit notamment l’adaptation de l’organisation du travail, la modification des horaires, la limitation de l’exposition, l’aménagement des postes, la mise à disposition d’eau fraîche, des périodes de repos et des moyens techniques pour réduire l’accumulation de chaleur (2).
Ce texte marque une rupture symbolique importante : la chaleur n’est plus traitée comme une gêne saisonnière, mais comme un risque professionnel. Pour autant, le dispositif reste prisonnier d’une logique de prévention minimale. Il ne fixe pas de température maximale générale au-delà de laquelle certaines activités devraient être suspendues. Il renvoie largement à l’appréciation de l’employeur, aux niveaux de vigilance de Météo-France et au document unique d’évaluation des risques professionnels. Autrement dit, il reconnaît le danger, mais évite de trancher le conflit central : à quel moment la continuité de l’activité doit-elle céder devant la protection des corps ?
C’est précisément ce que dénoncent les syndicats. La CGT, par exemple, a salué des mesures allant « dans le bon sens », tout en soulignant leur insuffisance majeure : l’absence de seuils contraignants et le maintien de formules trop floues autour d’une température simplement « adaptée » (3). Cette critique n’a rien de théorique. Sans règle claire, le salarié reste souvent seul face à son supérieur, son planning, sa précarité ou sa peur de perdre du salaire. Le droit de retrait existe, mais il suppose de qualifier soi-même un danger grave et imminent, dans un rapport de force rarement favorable aux travailleurs les plus exposés.
Les syndicats face à un nouveau défi social
La canicule ouvre donc un nouveau front syndical. Il ne s’agit plus seulement d’obtenir des bouteilles d’eau, des casquettes ou des pauses supplémentaires, même si ces mesures restent indispensables. Il s’agit d’imposer la chaleur comme un sujet de négociation collective : horaires, cadences, effectifs, équipements, locaux, transports, primes, arrêts de chantier, sous-traitance, indemnisation et droit d’alerte.
Depuis la disparition des CHSCT, la capacité des salariés à intervenir sur les conditions concrètes du travail a été affaiblie. Or le changement climatique exige exactement l’inverse : plus de pouvoir collectif sur l’organisation productive. Les représentants du personnel devraient pouvoir déclencher des alertes chaleur, obtenir la suspension de certaines tâches, documenter les incidents, imposer une révision des horaires et protéger les salariés qui refusent une exposition dangereuse. La prévention ne peut pas être abandonnée à la seule bonne volonté des directions.
Cette bataille concerne aussi les travailleurs invisibles de la sous-traitance. Sur un chantier, dans un entrepôt ou dans le nettoyage, les risques sont souvent externalisés avec les tâches. Le donneur d’ordre fixe le prix, le délai et la pénalité. Le sous-traitant absorbe la contrainte. Le salarié, lui, paie physiquement l’écart entre le contrat signé et le climat réel. Tant que la responsabilité restera dispersée dans des chaînes économiques opaques, l’adaptation restera inégalitaire.
Les appels d’offres doivent intégrer le climat
C’est ici que le débat doit changer d’échelle. On ne protégera pas réellement les travailleurs si les appels d’offres continuent à exiger les mêmes délais, les mêmes prix et les mêmes volumes, tout en faisant comme si les aléas climatiques n’existaient pas. Dans le bâtiment, les travaux publics, la collecte des déchets, les transports, la livraison, les services à la personne ou la restauration collective, les marchés devraient intégrer explicitement des clauses d’adaptation aux fortes chaleurs.
Cela signifie d’abord que les calendriers d’exécution doivent prévoir des marges climatiques. Un chantier exposé en plein été ne peut plus être pensé comme un chantier ordinaire. Un marché public ne devrait pas pénaliser automatiquement une entreprise qui suspend temporairement une activité dangereuse lors d’une vigilance orange ou rouge. Les pénalités de retard doivent être revues lorsque l’interruption résulte d’un risque climatique documenté. À défaut, l’acheteur public ou privé transfère silencieusement le coût de l’adaptation sur les salariés.
Cela implique aussi d’introduire des critères sociaux et climatiques dans la sélection des offres. Une entreprise qui prévoit des horaires adaptés, des effectifs renforcés, des protections collectives, des zones d’ombre, des pauses rémunérées et une organisation compatible avec la santé ne devrait pas être désavantagée face à un concurrent moins-disant qui promet de tenir les délais coûte que coûte. La commande publique peut devenir un levier puissant de transformation, à condition de ne pas se contenter de clauses environnementales abstraites. L’adaptation climatique doit entrer dans les cahiers des charges comme une exigence concrète de travail soutenable.
L’État dispose déjà d’outils. Les nouveaux cahiers des clauses administratives générales encouragent depuis 2021 l’intégration de clauses sociales et environnementales dans les marchés publics. La loi Climat et résilience impose progressivement la prise en compte de considérations environnementales dans la commande publique. Le gouvernement lui-même reconnaît, dans ses documents sur l’adaptation, que les achats publics doivent devenir un levier de transition (4). Mais l’enjeu reste trop souvent formulé du point de vue des émissions de carbone, des matériaux ou de la biodiversité. Il faut désormais y intégrer pleinement les conditions de travail en période de chaleur.
Assumer que produire moins peut protéger davantage
L’autre tabou est celui de la baisse de production. Dans certains cas, l’adaptation ne consistera pas à produire autant autrement, mais à produire moins pendant quelques heures, quelques jours ou quelques semaines. C’est ce que le discours politique peine à admettre. Il préfère présenter toute interruption comme une défaite, un coût ou une atteinte à la compétitivité. Pourtant, dans un monde réchauffé, ralentir peut être une mesure rationnelle de prévention.
Sur un chantier, réduire la cadence peut éviter des malaises et des accidents. Dans un entrepôt, allonger les délais de préparation peut limiter les erreurs et l’épuisement. Dans l’agriculture, décaler ou interrompre certaines tâches peut préserver des travailleurs déjà soumis à une très forte pénibilité. Dans les transports, accepter une moindre fréquence temporaire peut éviter d’exposer des agents et des usagers à des conditions intenables. Cette baisse d’activité ne doit pas être improvisée au dernier moment. Elle doit être anticipée, financée et organisée.
L’Organisation internationale du travail rappelle que le stress thermique affecte directement la santé, la sécurité et la productivité. Dans son rapport de 2024, elle estime que plus de 2,4 milliards de travailleurs dans le monde sont susceptibles d’être exposés à une chaleur excessive au cours de leur activité. Elle souligne les risques de coups de chaleur, d’épuisement, de maladies cardiovasculaires, de troubles respiratoires, d’atteintes rénales et d’accidents liés à la baisse de vigilance (5). La perte de productivité n’est donc pas une hypothèse militante. C’est déjà une réalité économique.
Le problème est que notre système préfère souvent subir cette baisse plutôt que l’organiser. On maintient les objectifs, puis on constate les arrêts maladie, les accidents, les retards, les erreurs, les démissions ou l’usure. Une politique sérieuse ferait l’inverse : elle reconnaîtrait d’avance que certaines journées ne peuvent pas produire autant que les autres. Elle prévoirait les compensations, répartirait le coût entre donneurs d’ordre, employeurs et solidarité nationale, et garantirait que les salariés ne soient pas les variables d’ajustement d’un climat devenu plus dangereux.
Ce que font déjà d’autres pays
La France n’est pas seule face à cette question. Plusieurs pays européens ont commencé à encadrer plus explicitement le travail en période de chaleur. En Espagne, le travail peut être adapté ou suspendu lors d’alertes météorologiques sévères. En Italie, certaines régions interdisent les activités extérieures les plus exposées aux heures les plus chaudes, notamment dans le bâtiment et l’agriculture. En Grèce, des interdictions temporaires de travail extérieur ont déjà été décidées lors d’épisodes de chaleur extrême. En Allemagne, des mesures doivent être prises lorsque les locaux dépassent 30 °C, et les contraintes deviennent beaucoup plus fortes au-delà de 35 °C (6).
Ces dispositifs ne sont pas parfaits. Ils ne règlent ni la précarité, ni la sous-traitance, ni la pression économique. Mais ils montrent qu’il est possible de dépasser le simple appel à la responsabilité individuelle. Là où la France reste réticente à fixer des seuils clairs, d’autres pays assument qu’un risque climatique peut suspendre ou transformer temporairement l’activité. Ce n’est pas mettre l’économie à l’arrêt. C’est éviter qu’elle continue à fonctionner en niant les limites physiques du travail humain.
La comparaison internationale montre aussi que les solutions simplistes ont leurs propres effets pervers. Travailler plus tôt le matin ou plus tard le soir peut être nécessaire dans certains métiers, mais cela bouleverse les transports, la garde des enfants, les rythmes biologiques, la vie familiale et le repos. Le travail de nuit, parfois présenté comme une adaptation évidente, expose lui aussi à des risques sanitaires. L’adaptation doit donc être négociée, compensée et pensée à l’échelle des territoires, pas imposée comme une variable d’ajustement patronale.
Pour un droit du travail climatique
La France a besoin d’un véritable droit du travail climatique. Celui-ci devrait reposer sur quelques principes simples. D’abord, aucun salarié ne doit perdre de salaire parce qu’une activité devient dangereuse du fait d’un événement climatique reconnu. Ensuite, les donneurs d’ordre doivent être responsables des conditions qu’ils imposent à leurs prestataires. Enfin, les représentants du personnel doivent disposer de pouvoirs effectifs pour alerter, négocier et suspendre certaines tâches lorsque la santé est menacée.
Concrètement, plusieurs mesures pourraient être mises en place rapidement. Des seuils indicatifs et impératifs devraient être définis selon les métiers, l’intensité physique, l’exposition au soleil, l’humidité et les équipements portés. Les marchés publics et privés devraient intégrer des clauses de suspension ou de ralentissement sans pénalité en cas de forte chaleur. Les appels d’offres devraient valoriser les entreprises qui prévoient une organisation protectrice du travail. Les arrêts d’activité liés aux épisodes climatiques extrêmes devraient être indemnisés par un fonds associant employeurs, donneurs d’ordre et solidarité nationale. L’inspection du travail devrait pouvoir suspendre immédiatement une activité dangereuse.

Il faut également adapter les lieux de travail. Les écoles, les hôpitaux, les Ehpad, les ateliers, les bureaux, les cuisines, les entrepôts et les bases logistiques ne peuvent pas traverser les étés futurs avec des bâtiments conçus pour le climat d’hier. Isolation, protections solaires, ventilation naturelle, végétalisation, récupération de fraîcheur nocturne, matériaux adaptés : ces investissements relèvent de la prévention. La climatisation peut être indispensable dans certains lieux, notamment pour protéger les personnes fragiles, mais elle ne peut pas devenir l’unique réponse. Refroidir des passoires thermiques sans réduire l’exposition reviendrait à déplacer le problème.
Le télétravail, lui aussi, doit être abordé avec prudence. Il peut éviter des trajets éprouvants et protéger certains salariés de bureaux. Mais il peut aussi transférer la chaleur vers des logements mal isolés, sans prise en charge réelle des coûts. Il ne doit pas devenir une solution de confort pour les uns pendant que les autres continuent à travailler dehors, dans les cuisines ou les entrepôts. Une politique juste doit partir des métiers les plus exposés, pas des salariés les plus protégés.
Enfin, adapter les horaires ne peut pas signifier déplacer le problème vers les familles. Commencer à 5 heures du matin, travailler en soirée ou fractionner les journées peut protéger certains salariés de la chaleur, mais ces solutions ont un coût social immédiat : enfants à déposer, transports inexistants ou réduits, repas désorganisés, fatigue accrue, temps de repos raccourci, vie familiale comprimée. Pour les familles monoparentales, les salariés précaires ou ceux qui vivent loin de leur lieu de travail, ces aménagements peuvent même devenir impossibles. C’est pourquoi l’adaptation climatique du travail ne peut pas être décidée entreprise par entreprise, comme une simple variable de planning. Elle suppose des négociations collectives, mais aussi une coordination avec les collectivités, les écoles, les crèches, les transports publics et les services essentiels.
La productivité ne peut plus être sacrée
Derrière la canicule, c’est notre rapport au travail qui vacille. Depuis des années, le discours dominant célèbre la continuité de l’activité, la compétitivité, la performance et la productivité. Mais le climat rappelle une limite élémentaire : une économie qui exige de travailler comme avant dans un monde qui n’est plus le même devient une économie dangereuse.
La vraie irresponsabilité ne consiste pas à interrompre un chantier pendant quelques heures, à ralentir une chaîne logistique ou à revoir un délai de livraison. Elle consiste à prétendre que les objectifs de production peuvent rester inchangés alors que les conditions physiques de leur réalisation se dégradent. Il faudra donc accepter une idée simple, longtemps tenue pour hérétique : dans certains cas, produire moins sera le prix normal de la protection des vies.
La phrase du ministre restera peut-être comme le symptôme d’un moment de bascule. « On ne peut pas mettre la France à l’arrêt à partir de 30 degrés. » Certes. Mais on ne peut pas non plus continuer à organiser le travail comme si 30, 35 ou 40 degrés étaient sans danger. La France ne sera pas arrêtée par quelques règles protectrices. Elle le sera bien davantage par l’impréparation, les malaises, les accidents, les bâtiments invivables, les chantiers intenables, les transports perturbés et l’épuisement des travailleurs. La productivité à tout prix n’est plus seulement injuste. Elle devient matériellement intenable.
(Photo DR – CC)
Notes
(1) Le Monde, 26 juin 2026, Jean-Pierre Farandou, ministre du travail : « On ne peut pas arrêter la France à partir de 30 °C ».
(2) Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur et Service-public, « Chaleur : quelles obligations pour l’employeur ? » du 27 mai 2026.
(3) CGT État, 2025, « Obligation des employeurs à protéger la santé des agent.es des risques liés à de fortes chaleurs ».
(4) Plateforme achats durables de l’État, « Mobiliser des clauses et critères durables » et Ministère de la Transition écologique, « Mobiliser la commande publique au service de l’adaptation au changement climatique ».
(5) Organisation internationale du travail, 2024, « Heat at work: Implications for safety and health », et « Climate change creates a “cocktail” of serious health hazards for 70 per cent of the world’s workers ».
(6) Reuters, juin 2026, « European countries work regulations in heat conditions », et
Eurogip, 2023, « Travail par forte chaleur et canicule : quelles législations et actions de prévention à l’international ? ».
En pratique : que dit aujourd’hui le droit ?
L’analyse montre que le droit du travail commence seulement à s’adapter au changement climatique. Mais quelles protections existent déjà pour les salariés confrontés aux fortes chaleurs ?
L’employeur a une obligation de protection. Depuis le décret du 27 mai 2025, il doit évaluer le risque lié aux fortes chaleurs et mettre en place des mesures adaptées : eau potable fraîche, adaptation des horaires lorsque cela est possible, pauses supplémentaires, aménagement des postes de travail, équipements adaptés et organisation des secours en cas de malaise.
Aucune température maximale n’est fixée par la loi. Contrairement à une idée largement répandue, le Code du travail ne prévoit aucun seuil à partir duquel le travail doit automatiquement être interrompu. Les mesures à prendre dépendent de l’activité exercée, de l’intensité de l’exposition et des moyens de protection disponibles.
Le droit de retrait existe, mais il n’est pas automatique. Un salarié peut cesser son activité s’il a un motif raisonnable de penser que sa situation présente un danger grave et imminent pour sa santé ou sa vie. Une forte chaleur ne suffit toutefois pas, à elle seule, à justifier ce droit : les circonstances concrètes sont déterminantes.
Les salariés les plus exposés doivent bénéficier d’une vigilance renforcée. Les travailleurs en extérieur, ceux effectuant des efforts physiques importants, les femmes enceintes ou les personnes présentant certaines pathologies doivent faire l’objet de mesures de prévention particulières.
En cas de manquement, les représentants du personnel, l’inspection du travail ou le service de prévention et de santé au travail peuvent être saisis. Si un accident survient alors que les risques liés à la chaleur n’ont pas été correctement pris en compte, la responsabilité de l’employeur peut être engagée.
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